Site Muttpop / Show and Tell - Le blog de Jerry Frissen

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Corben Underground

L’approche d’Halloween est le moment de l’année où il me faut parler de Corben. J’ai déjà dit –et redit– combien j’aimais son travail. J’aime tout ce qu’il a fait mais j’ai une affection particulière pour sa période underground (années 70). Voici quelques illustrations de ses comics de l’époque. Quand je vois ça, je pense que la mère de Corben a été enlevée et fécondée par des extraterrestres parce que je ne crois pas qu’un être humain puisse avoir ce genre d’imaginaire.

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Empire de Trigan

Durant les années 70, les éditions SEPTIMUS publiaient une série que j’adorais, l’EMPIRE DE TRIGAN. Écrite par Mike Butterworth et dessinée par Don Lawrence, c’était une série à succès en Angleterre qui racontait ce qui se passait sur la mystérieuse planète Elekton. Elekton était une sorte d’empire romain technologique. On pouvait y suivre les guerres que se livraient les gentils Trigans et les méchants Lokans... GLÉNAT a continué à publier l’EMPIRE DE TRIGAN dans les années 80. Il doit y avoir pas loin d’une vingtaine d’albums. Si quelqu’un en a et qu’il ne sait pas quoi en faire, qu’il n’hésite pas à me les envoyer. Les pages qui suivent sont extraites du premier album, L'EMPIRE DE TRIGAN.

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Fabulas Panicas

Pour continuer dans les bandes-dessinées extrêmes... À la fin des années soixante, Alexandro Jodorowsky a écrit et dessiné les FABULAS PANICAS –Les Fables Paniques– pour un journal Mexicain. Le titre venait du MOUVEMENT PANIQUE que Jodrorowsky avait créé avec Topor et Arrabal. Comme je ne parle pas le moindre mot d’Espagnol, je ne peux pas les lire. Mais j’aime bien les visuels, entre l’art brut et les collages situationnistes. Quand est-ce que quelqu'un édite ça?

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Luc Cornillon

Sur un blog consacré à Luc Cornillon, j'ai trouvé cette demi-page datant de 1981et qui n'a –si j'ai bien compris– jamais été publiée. On comprend pourquoi ça a pu faire peur aux éditeurs. Ça n'en reste pas moins un monument. Luc Cornillon n'avait peur de rien.

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Hermann

Un de mes absolus en matière de bande-dessinée, c’est Hermann. C’est à mon humble avis un auteur fondamental. Ses dessins et ses scénarios sentent la fureur, la violence et la boue. Ce qui me plaît particulièrement, c’est que c’est un putain d’homme au masculin. Ce n’est probablement pas le genre de type qu’on trouvera chez un manucure, mais plutôt au stand de tir en train de foutre une branlée à un type dont la tête ne lui revient pas. Pour moi, Hermann, c’est un mélange de Gene Hackman et Lee Marvin. J’aime particulièrement ses COMANCHE, qu’il a fait sur des scénarios de Greg et de la philosophie qui s’en dégage. Red Dust –le personnage principal– aime la liberté plus que tout et n'apprécie pas beaucoup la civilisation. Si on installe l'électricité dans sa ville, il part voir ailleurs. Il n’aime pas les banques, les assurances, les juges, il se fie à son jugement et à un sens profond de la justice. COMANCHE, ce sont les théories libertaires américaines en bande-dessinée. C’est peut-être pour ça que c’est une des rares bandes-dessinées qui ne parle pas de l’Amérique avec un ramassis de clichés éculés, COMANCHE, c’est l'Amérique.

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Wilson

Comme j’ai des goûts exquis en matière de bande-dessinée, je n'achète que des chef d’oeuvres. Voici WILSON de Dan Clowes. C’est une merveille comme il y en a trop peu. C’est une suite de gags en une page –comme un TITEUF– mais qui forment une seule histoire. Celle de Wilson, un personnage sordide et aigri qui n’aime que son chien et qui va rendre visite à son père qui est en train mourir. Il en profite pour aller voir son ex-femme dont il apprend qu’il a une fille de seize ans. C’est sinistre et déprimant mais raconté avec des gags... Je ne crois pas que j’avais déjà lu quelque chose comme ça. Si vous ne parlez pas l’anglais, WILSON sort en français chez CORNELIUS.

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