Site Muttpop / Show and Tell - Le blog de Jerry Frissen

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La Classe, toujours la classe

Comme un des buts de ma vie est de toujours repousser les limites de la sophistication extrême, et occasionnellement de devenir le premier redneck d’origine belge, je viens de m’acheter cette splendeur. C’est un crâne de taureau qui va décorer mon bureau et ainsi lui donner un look définitivement plus masculin, les cadavres d’animaux à cornes étant un must chez les vrais hommes. Je reconnais que malgré son état de squelette, la bête dégage une petite odeur, mais rien de tel que l’odeur de la mort pour se sentir en vie, pas vrai, les gars? Dans mon bureau, ce crâne côtoiera ma collection de couteaux et, par exemple les albums des ZBLUCOPS, ce qui est un honneur pour Bill et Gobi, et un peu moins classe pour le taureau, bien sûr.

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Je crois qu'il va pleuvoir...

Je hais la pluie, mais la lumière entre deux tempêtes, putain, ça en jette.

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Pour une nouvelle rationalité 4

Je fais suite à des posts écrits il y a quelques mois. Dans la série des mystères du désert, aujourd’hui, je me rends compte qu’il m’est arrivé quelque chose d’étrange le weekend dernier. Depuis quelques mois, j’écoute presque en boucle les albums de Brant Bjork –j’emmerde d’ailleurs mes amis en leur disant de faire de même. Brant Bjork était le batteur de KYUSS, de FU MANCHU et a fait –entre autres– une dizaine d’albums solo. J’ai passé le weekend dernier dans un petit ranch dans le désert ou j’ai écouté –forcément– Brant Bjork. Aujourd’hui, j’apprends que la propriétaire du ranch est la femme de... Brant Bjork! J’ai dormi dans son lit, mangé à sa table, regardé les livres de sa bibliothèque, fait caca dans ses toilettes, bu son vin... Je racontais ça tout a l’heure à Didier Conrad qui m’a demandé ce que j’en déduisais. Je lui ai répondu que je n’en déduisais rien. Mais j’adore ce genre de coïncidence.  

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Putain dix ans

Aujourd’hui, ça fait exactement dix ans que je vis à Los Angeles. Je suis arrivé le soir du premier décembre 2000. De justesse, en fait, puisque je m’étais juré d’avoir quitté la Belgique avant la fin de l’année 2000. C'était un vendredi et je me souviens de mon état d’esprit dans le taxi qui m’emmenait vers le motel pourri de Sunset Boulevard dans lequel j’allai passer trois semaines. Je me suis demandé ce qui m’était passé par la tête pour que je fasse une telle connerie. Je suis resté dans cet état mental pendant tout le week-end à penser que j’avais fait une grosse bêtise et en m’enfonçant dans une déprime monstre. C’est à cette période que George W. Bush a finalement été déclaré vainqueur des élections et je me souviens des images où, avec sa bande de truands, il entrait à la maison blanche en jeans et bottes de cowboy. Mais, comme vous pouvez l’imaginer, un homme au masculin comme moi ne peut pas déprimer longtemps dans la ville où Lee Marvin, Charles Bronson et Richard Widmark ont arpenté les trottoirs. Je me suis adapté, j’ai acheté une voiture pourrie, une arme et une bouteille de tequila et tout est devenu facile. Après dix ans, le bilan est plutôt positif. Je suis devenu vieux et méchant, je parle comme Jean-Claude Van Damme et je tire beaucoup mieux qu’au début. Je roule en JEEP et je rêve de vivre dans une caravane. Je suis devenu le premier redneck belge. Bref, je regarde les dix prochaines années avec confiance.

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Ils sont déjà là

Je me demande souvent d’où vient la culture extraterrestre qu’on trouve dans le désert. Il y a bien sûr les restes des nombreuses expériences qui ont été conduites par la CIA et d’autres agences du gouvernement US entre les années 40 et 70, mais il y a surtout la présence du ciel. Comme tout est plat et large, on est en présence constante de ce ciel gigantesque. La nuit, c’est encore plus frappant. Le sol disparaît presque complètement dans les étoiles. On dirait que les montagnes, les plantes, les animaux et certains humains communiquent avec les étoiles. La lune ne m’a jamais semblée aussi proche et rouler sur route non éclairée, c’est comme si on s'enfonçait dans le ciel. Je crois qu’après quelques mois sur place, j’attendrais comme tout le monde, l’arrivée des extraterrestres. De toute façon, et comme vous pouvez le constater sur la première photo, ils sont déjà là...

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Giant Rock

Me voici donc de retour après quelques jours dans le désert Mojave. Cette fois-ci, je m’y suis enfoncé le plus profondément possible. Dans plusieurs des petites villes du désert, il n’y a pas de routes, juste des chemins tracés dans le sable dont un écriteau signale qu’on les emprunte à nos risques et périls. Quand les chemins se font de plus en plus bosselés et difficiles et qu’on ne voit plus d’habitation, c’est qu’on entre dans une partie sauvage du désert, là où le GPS cesse de donner la moindre indication, si ce n’est une petite flèche au milieu de rien. C’est là que ça devient vraiment excitant, quand on commence à se demander si on ne va pas rester coincer quelque part. On y rencontre des coyotes, des lynx et des pumas. Les seuls humains qui y traînent encore sont des hippies qui vivent dans des roulottes et des types qui se prennent pour Mad Max. Au bout d’une longue route, miracle: le GIANT ROCK. Considéré comme sacré par les Indiens, le GIANT ROCK est devenu dans les années 50 le point de rencontre des ufologues et c’est là que le fameux George Van Tassel a reçu des habitants de Vénus les plans de son INTEGRATRON. C’est là aussi que Frank Critzer a creusé en dessous du rocher pour y construire sa maison. Il s’y est fait exploser alors qu’il avait des ennuis avec la police. C’est dans cette région qu’il y a, paraît-il, des rochers qui parlent. Le GIANT ROCK est un endroit fascinant.

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