Site Muttpop / Show and Tell - Le blog de Jerry Frissen

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Raumschiff Venus Antwortet Nichtv

Les gars, si vous voulez un bon truc pour draguer, emmenez votre copine voir un film de science-fiction est-allemand. Non seulement, vous allez l’épater par votre érudition mais en plus elle sera sous le charme du son hypnotique de l’allemand. RAUMSCHIFF VENUS ANTWORTET NICHT –LE PREMIER VAISSEAU SPACIAL POUR VÉNUS–  est un film que le Professor Kurt Maetzig (!) a réalisé en 1960 –dans les légendaires studios DEFA. Comme c’est tiré d’un roman de Stanislas Lem, c’est plus agréable que IM STAUB DER STERNE, le film précédent. C’est aussi beaucoup plus beau et ça me donne envie d’aller faire un tours sur Vénus. C’est l’histoire d’un vaisseau spatial international (comprenez avec des représentants des pays communistes), le KOSMOKRATOR qui part sur Vénus à la recherche de ses habitants... Je ne vous en dis pas plus vu que vous allez sûrement essayer de vous procurer ce film.

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Im Staub der Sterne

Hier soir j’ai vu un film assez mystérieux, IM STAUB DER STERNE –DANS LA POUSSIÈRE DES ÉTOILES– un film est-allemand, réalisé par Gottfried Kolditz en 1976 dans les légendaires studios DEFA –dont je n’avais jamais entendu parler, mais qui je pense étaient un grand terrain vague à la sortie de Berlin. Si vous voulez voir un vrai film de science fiction, je vous le conseille. On dirait que c’est un film qui vient d’une autre planète. Ce qui est un peu le cas en fait, puisque c’est de la science-fiction de derrière le rideau de fer. L’écriture est vraiment bizarre, c’est fait avec un sérieux incroyable et les personnages ont des réactions absurdes, comme la première fois où les terriens rencontrent des extra-terrestres et qu’ils se mettent à rire de bon coeur parce qu’ils les trouvent un peu ridicules. Les costumes et les coupes de cheveux donnent l’impression que les membres d’ABBA sont devenus les maîtres de l’univers. Tout le film a une esthétique minitel et avec les effets sonores et les voix allemandes, on se croirait dans un –très- long clip de KRAFTWERK. Il y a aussi un peu d’érotisme décadent et pas mal de scènes de danse. Le meilleur moment c’est quand ils sont invités à manger chez les extraterrestres. Je pensais qu’on leur servait des sushis en métal mais en fait ce n’était que de la nourriture en aérosol. Un des terriens choisis un aérosol rouge. Ce qui fait beaucoup rire les extraterrestres parce que c’est le plus épicé. Le film a un semblant de message communiste qui se perd dans les méandres du scénario.

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The Rise and Fall of Los Angeles

Un autre travail fantastique de Sandow Birk, THE RISE AND FALL OF LOS ANGELES, une série de cinq tableaux qui suit l’évolution de la civilisation occidentale de la préhistoire au futur. Le décor étant toujours le même, le bassin de Los Angeles et les collines d’Hollywood.

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In Smog and Thunder

Il y a déjà dix ans, Sandow Birk, un peintre californien a fait une expo grandiose au Laguna Art Museum au sud de LA, IN SMOG AND THUNDER, HISTORICAL WORKS FROM THE GREAT WAR OF THE CALIFORNIAS. En s’inspirant des peintures de la guerre civile, il y retraçait en 120 tableaux une guerre fictive entre le sud et le nord de la Californie. C’est une merveille d’humour et de réflexion. C’est évidemment plus drôle quand on vit ici mais malgré tout, ça n’en reste pas moins un travail extraordinaire. Il en existe un livre, accompagné d’un cd qui raconte la guerre en détails.

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Jacques Martin

Vous savez sûrement que Jacques Martin, le créateur d'ALIX est mort cette semaine. En lisant un article sur sa mort, j'ai trouvé un lien pour un autre article où l'auteur accuse Jacques Martin d'avoir été un collabo parce qu'il a travaillé pour un magazine publié par le régime de Vichy pendant la seconde guerre mondiale. L'article, à grand renfort de photos de Pétain et d'Hitler l'accuse sans donner d'ailleurs le moindre fait concret. La seule chose qui semble claire, c'est qu'il ait bien mangé pendant la guerre... Je ne connais rien à la vie privée de Jacques Martin et je ne savais même pas à quoi il ressemblait. Peut-être qu'effectivement c'était un ignoble individu, je n'en ai aucune idée et ce n'est pas cet article qui va m'apprendre quoi que ce soit sur lui. Mais ce qui me fait tiquer, c'est le début de l'article, pour l'auteur, les opinions de Martin en ont fait un très mauvais auteur, je cite: "Si depuis, d’album médiocre en album plus médiocre encore, le personnage de Martin est devenu une sorte d’Alix l’insipide, il n’en traîne pas moins une idéologie de collaboration avec l’occupant et un choix délibéré pour le plus fort, Caius Iulius [sic] Caesar". Ce genre de phrase m'énerve. Premièrement, parce que je pense que Martin était un très grand auteur, certains ALIX sont à mon humble avis des chefs d'œuvres, IORIX LE GRAND, LE DERNIER SPARTIATE ou LE DIEU SAUVAGE par exemple. Martin a été un des premiers auteurs à faire de la bande dessinée pour adultes. C'était violent, épique, malsain, beau, ultime, etc. Mais ce qui m'énerve le plus dans tout ça, c'est cette idée que les "bons" artistes sont ceux qui sont humanistes. Quelle connerie. Les exemples de grands artistes à l'idéologie "douteuse" sont légions, James Ellroy, Clint Eastwood, Robert Heinlein, Dennis Hopper, etc. Quand Bukowski donnait des coups de pieds à sa femme à la télé, est-ce que ça l'empêchait d'écrire d'incroyables poèmes? Edward Bunker a écrit des livres hallucinants, il a pourtant attaqué une banque –entre autre. Est-ce que le talent de Steve McQueen a été affecté par ses opinions conservatrices et son support pour la guerre du Vietnam? Bref... Encore une fois, je ne sais rien de la vie privée de Jacques Martin, mais quoi qu'il en soit, c'était un très grand artiste.

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Doctor Steel

Voici la première image de DOCTOR STEEL, un projet que j’ai signé chez SOLEIL. C’est l’incroyable Sean Galloway qui se tape les dessins. Et comme il n’habite pas loin de chez moi –c’est une première– je peux être sur son dos en permanence. Le pauvre... Le premier album aura en plus de l’histoire principale, deux histoires courtes dessinées par deux autres dessinateurs, mais je parlerai de ça plus tard. DOCTOR STEEL est un hommage que je rends aux pulps et aux romans de science-fiction des années trente/quarante. L’histoire commence en Egypte, en 1931, dix ans après la fin de la première guerre mondiale et la victoire de l’Allemagne. Le premier album sort cette année.

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